{"id":5282,"date":"2014-03-03T15:35:05","date_gmt":"2014-03-03T14:35:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.clairejannot.com\/?p=5282"},"modified":"2014-11-27T12:47:35","modified_gmt":"2014-11-27T11:47:35","slug":"sommes-nous-trop-nombreux-sur-terre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/claire-jannot.com\/?p=5282","title":{"rendered":"Sommes-nous trop nombreux sur Terre ?"},"content":{"rendered":"<h2>Deux livres, sortis coup sur coup en ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, relancent le d\u00e9bat autour de la question d\u00e9mographique en prenant appui sur des arguments \u00e9cologiques.<\/h2>\n<div>\n<div>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.clairejannot.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/foule.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-5283\" alt=\"foule-www.clairejannot.com\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.clairejannot.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/foule.jpg?resize=470%2C248\" width=\"470\" height=\"248\" \/><\/a><strong>\u00ab\u00a0Bient\u00f4t 10 milliards d\u2019humains sur Terre.<\/strong> Combien de temps encore la plan\u00e8te pourra-t-elle fournir l\u2019eau, la nourriture, l\u2019\u00e9nergie n\u00e9cessaires\u00a0?\u00a0\u00bb\u00a0Les premi\u00e8res phrases de la quatri\u00e8me de couverture du dernier livre d\u2019<strong>Alan Weisman<\/strong>,\u00a0Compte \u00e0 rebours, jusqu\u2019o\u00f9 pourrons-nous \u00eatre trop nombreux sur Terre\u00a0?, sorti en janvier en France, donnent le ton. Pendant deux ans, l\u2019auteur am\u00e9ricain a parcouru le monde et quelques-unes de ses zones les plus dens\u00e9ment peupl\u00e9s \u2013 l\u2019Inde, les Philippines, Isra\u00ebl \u2013 pour interroger la capacit\u00e9 d\u2019accueil de diff\u00e9rents \u00e9cosyst\u00e8mes. Il laisse peu de place au doute\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Existe-t-il un moyen pacifique et moralement acceptable de convaincre les humains de toutes les cultures, religions, nationalit\u00e9s, tribus du monde qu\u2019il est dans leur int\u00e9r\u00eat de faire moins d\u2019enfants\u00a0?\u00a0\u00bb\u00a0interroge-t-il.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Au rayon d\u00e9mographie des bonnes librairies en sciences sociales, il a \u00e9t\u00e9 rejoint la semaine derni\u00e8re par un ouvrage collectif intitul\u00e9\u00a0<strong>Moins nombreux, plus heureux.<\/strong> <strong>L\u2019urgence \u00e9cologique de repenser la d\u00e9mographie.<\/strong> Si les titres s\u2019av\u00e8rent explicites sur l\u2019id\u00e9e de surpopulation, les deux travaux ont aussi en commun de baser leur r\u00e9flexion sur des <strong>consid\u00e9rations \u00e9cologiques\u00a0:<\/strong> insuffisance des ressources naturelles, destructions de la biodiversit\u00e9, changement climatique, etc.\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Le constat est simple\u00a0: une population moins nombreuse faciliterait l\u2019organisation sociale, le partage de l\u2019espace et donc l\u2019\u00e9mergence possible de relations apais\u00e9es entre humains et avec la nature\u00a0\u00bb<\/strong>, \u00e9nonce <strong>Michel Sourrouille<\/strong> en introduction de l\u2019ouvrage collectif qu\u2019il a coordonn\u00e9.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>De Malthus \u00e0 Ehrlich.<\/strong>\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Historiquement, ces th\u00e9ories ne sont pas nouvelles et s\u2019appuient notamment sur l\u2019h\u00e9ritage de <strong>Thomas Malthus.<\/strong> Dans son\u00a0Essai sur le principe de population, le pasteur anglais justifie la restriction d\u00e9mographique par la disponibilit\u00e9 alimentaire\u00a0: <strong>la population cro\u00eet plus vite que les ressources disponibles<\/strong> \u2013 c\u2019est la c\u00e9l\u00e8bre all\u00e9gorie du\u00a0<strong>\u00ab\u00a0grand banquet de la nature\u00a0\u00bb\u00a0<\/strong>&#8211; conduisant \u00e0 des famines. Il faudrait donc limiter la croissance de la population. La sombre pr\u00e9diction de Malthus a longtemps \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9 en raison de la croissance de la production agricole aux XIXe et XXe si\u00e8cles.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Mais la th\u00e8se malthusienne rebondi avec force dans les ann\u00e9es 1960, quand\u00a0<strong>La Bombe P, ouvrage pol\u00e9mique de Paul Ehrlich<\/strong> a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9, en 1968. Le livre a connu un succ\u00e8s fulgurant et a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9dit\u00e9 treize fois en moins de deux ans.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">R\u00e9solument alarmiste, Ehrlich parle de la <strong>surpopulation comme d\u2019une maladie de la terre.<\/strong> Pour la premi\u00e8re fois, la population est accus\u00e9e d\u2019\u00eatre responsable de la crise environnementale\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0La cha\u00eene causale de la d\u00e9t\u00e9rioration peut facilement \u00eatre remont\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 ses sources. Trop de voitures, trop d\u2019usines, trop de pesticides. Pas assez d\u2019eau, trop de dioxyde de carbone, tout peut \u00eatre attribu\u00e9 \u00e0 une cause unique\u00a0: trop de personnes sur Terre\u00a0\u00bb.<\/span><span style=\"color: #000000;\">La pol\u00e9mique a laiss\u00e9 une forte empreinte, et la question d\u00e9mographique revient de mani\u00e8re r\u00e9currente dans les d\u00e9bats \u00e9cologistes. Par la suite, diff\u00e9rents scientifiques et intellectuels reprendront cette th\u00e8se pr\u00e9sentant la variable d\u00e9mographique comme une des causes principales de destruction du milieu environnemental.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">O\u00f9 en est-on aujourd\u2019hui\u00a0?\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Selon le <strong>Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa),<\/strong> la population mondiale a tr\u00e8s officiellement franchi<strong> les sept milliards d&rsquo;habitants le 31 octobre 2011.\u00a0<\/strong>Selon le sc\u00e9nario central de la division de la population des Nations unies, la Terre porterait <strong>neuf milliards d\u2019humains en 2050<\/strong>.<\/span><span style=\"color: #000000;\">\u00ab\u00a0Cette projection est tr\u00e8s cr\u00e9dible, juge <strong>Jacques V\u00e9ron<\/strong>, chercheur \u00e0 l\u2019<strong>INED<\/strong> (Institut national d\u2019\u00e9tudes d\u00e9mographiques).\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">En r\u00e9alit\u00e9, le d\u00e9bat tourne plut\u00f4t autour de l\u2019apr\u00e8s-10 milliards, qui est pour l\u2019heure bien plus difficile \u00e0 anticiper\u00a0\u00bb.<\/span><span style=\"color: #000000;\">La courbe de croissance est impressionnante\u00a0: <strong>la population mondiale a tripl\u00e9 en moins d\u2019un si\u00e8cle, passant de deux milliards d\u2019humains en 1930 \u00e0 six milliards en 2000.<\/strong> Elle a depuis, dans l\u2019espace d\u2019une d\u00e9cennie, a augment\u00e9 d\u2019un milliard\u00a0:<\/span><span style=\"color: #000000;\">Le changement climatique ajoute depuis quelques ann\u00e9es \u00e0 l\u2019inqui\u00e9tude\u00a0: la d\u00e9mographie ne joue plus seulement sur l\u2019\u00e9puisement des ressources, mais aussi sur le climat.<\/span><span style=\"color: #000000;\">Le nombre ou la consommation\u00a0?\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Le probl\u00e8me peut se repr\u00e9senter sommairement sch\u00e9matiquement par l\u2019\u00e9quation.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">I = P x A xT ,\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">o\u00f9 I repr\u00e9sente l\u2019impact des activit\u00e9s humaines sur l\u2019environnement,\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">P la population d\u2019un territoire donn\u00e9,\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">A le niveau de consommation,<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">T la technologie.<\/span><span style=\"color: #000000;\">Dans la pr\u00e9face qu\u2019<strong>Yves Cochet<\/strong> signe pour le livre\u00a0<strong>Moins nombreux, plus heureux<\/strong>, le d\u00e9put\u00e9 \u00e9cologiste s\u2019\u00e9tonne que les politiques publiques <strong>\u00e9vacuent en permanence le facteur P<\/strong>, travaillant d\u2019abord sur les deux autres variables A, et surtout T, la technologie.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">En fait, l\u2019\u00e9quation donne \u00e0 la population un degr\u00e9 d\u2019importance \u00e9gale aux autres valeurs. Mais, selon Jacques V\u00e9ron,\u00a0\u00ab\u00a0il n\u2019y a pas d\u2019ind\u00e9pendance entre les trois variables. <strong>On ne peut donc pas distinguer les effets sur l\u2019impact final, car les trois variables agissent ensemble.<\/strong> <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">On constate \u00e0 peu pr\u00e8s partout qu\u2019une augmentation du niveau de vie et de consommation\u00a0[variable A]\u00a0s\u2019accompagne d\u2019une baisse de la population\u2026\u00a0\u00bb\u00a0Autrement dit, <strong>le volume de population est d\u2019abord li\u00e9 \u00e0 un \u00e9tat de richesse qui d\u00e9termine les modes de consommation et les performances technologiques.<\/strong>\u00a0\u00ab\u00a0Le probl\u00e8me de cette \u00e9quation, c\u2019est qu\u2019elle consid\u00e8re la population comme une variable identique, homog\u00e8ne. Or, une famille en Inde ne vaut pas une famille \u00e0 Paris en termes d\u2019impact environnemental\u2026\u00a0\u00bb<\/span><span style=\"color: #000000;\">Vouloir isoler le volume d\u00e9mographique de ses contingences \u00e9conomiques et culturelles serait donc un contre-sens\u00a0: l\u2019impact sur l\u2019environnement d\u2019une population est intrins\u00e8quement li\u00e9 \u00e0 son niveau de d\u00e9veloppement et aux modes de production et de consommation qu\u2019elle adopte.<\/span><span style=\"color: #000000;\">Le r\u00f4le cl\u00e9 de la r\u00e9partition des richesses<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>La d\u00e9mographie est une science complexe, \u00e0 l\u2019intersection des probl\u00e9matiques naturelles et des enjeux culturels.<\/strong> Et <strong>Jacques V\u00e9ron<\/strong> reconna\u00eet que les d\u00e9mographes sont peu nombreux \u00e0 suivre les questions d\u2019environnement \u00e0 l\u2019INED. La sociologie des sciences permet une explication\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Diff\u00e9rents univers scientifiques se confrontent. Pour un biologiste, la d\u00e9mographie humaine ne diff\u00e8re gu\u00e8re de la reproduction des lapins. Pour les sciences sociales, cela d\u00e9pend de facteurs culturels, de processus historiques ou de contextes \u00e9conomiques. La rencontre de ces disciplines ne facilite pas la reconnaissance de la d\u00e9mographie en tant que telle, quand, dans le m\u00eame temps, la crise environnementale fait intervenir d\u2019autres champs tels que la climatologie ou les sciences de la biodiversit\u00e9&#8230;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Dans ce contexte, <strong>associer les probl\u00e9matiques de d\u00e9mographie aux enjeux \u00e9cologiques<\/strong> est compliqu\u00e9. C\u2019est pourquoi les d\u00e9mographes ont fini par adopter une position de retrait de la relation entre pression d\u00e9mographique et crise \u00e9cologique\u00a0\u00bb\u00a0analyse-t-il.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">D\u2019autres disciplines scientifiques proposent de leur c\u00f4t\u00e9 des r\u00e9ponses \u00e0 la question de la surpopulation. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Concernant la disponibilit\u00e9 des ressources et la possibilit\u00e9 de nourrir un monde \u00e0 dix milliards d\u2019habitants, la <strong>FAO (Organisation des Nations unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture)\u00a0<\/strong><a href=\"http:\/\/www.fao.org\/news\/story\/fr\/item\/209394\/icode\/\" target=\"_blank\" rel=\"external\"><span style=\"color: #000000;\">explique depuis plusieurs ann\u00e9es<\/span><\/a>\u00a0que l\u2019agriculture peut r\u00e9pondre aux besoins alimentaires de dix d\u2019habitants, voire douze\u00a0: ce qui compte, dans cette optique, <strong>ce sont les m\u00e9thodes de production et les modes de consommation, notamment \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la viande\u00a0: pour un m\u00eame apport alimentaire, sa production n\u00e9cessite beaucoup plus de terre que les c\u00e9r\u00e9ales.\u00a0<\/strong><\/span><span style=\"color: #000000;\">De surcroit, la r\u00e9partition des richesses joue un r\u00f4le crucial\u00a0:\u00a0l\u2019agronome <strong>Marc Dufumier<\/strong> explique qu\u2019<strong>un \u00eatre humain a besoin de 200 kilos de c\u00e9r\u00e9ales par an pour se nourrir correctement quand la production mondiale est actuellement de l\u2019ordre de 330 kilos par personne.<\/strong> Le probl\u00e8me de la malnutrition n\u2019est ainsi pas li\u00e9 au potentiel des ressources, mais bien plut\u00f4t \u00e0 la <strong>r\u00e9partition de la production.\u00a0<\/strong><\/span><span style=\"color: #000000;\">Par ailleurs, les donn\u00e9es sur le changement climatique confirment l\u2019importance relative du facteur population dans la r\u00e9alit\u00e9 des perturbations. <strong>Pays les plus peupl\u00e9s du monde, l\u2019Inde et la Chine restent tr\u00e8s loin derri\u00e8re les Etats-Unis ou l\u2019Union Europ\u00e9enne concernant les \u00e9missions \u00e9quivalent CO2 par t\u00eate.<\/strong> Ici, c\u2019est donc les modes de production et de consommation qui semblent aggraver le r\u00e9chauffement climatique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Un abaissement des \u00e9missions des habitants des pays les plus riches, donc une plus grande \u00e9galit\u00e9 mondiale, aurait ainsi un effet crucial sur le niveau global des \u00e9missions.<strong>\u00a0<\/strong><\/span><span style=\"color: #000000;\"><strong>Jacques V\u00e9ron<\/strong> conclut\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Je ne vois pas aujourd\u2019hui au nom de quoi on pourrait dire que nous sommes trop nombreux. Il ne s\u2019agit pas de nier que la pression d\u00e9mographique a des cons\u00e9quences sur l\u2019environnement, mais d\u2019\u00e9viter les discours r\u00e9ducteurs ou simplistes.<\/strong> Le probl\u00e8me, c\u2019est de consid\u00e9rer que les d\u00e9t\u00e9riorations environnementales soient du ressort de la d\u00e9mographie au premier degr\u00e9. <strong>Est-ce que si l\u2019on \u00e9tait moins nombreux, on respecterait pour autant plus les for\u00eats et la biodiversit\u00e9\u2026<\/strong>\u00a0?\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00bb<\/span><span style=\"color: #000000;\">Absente de l\u2019agenda m\u00e9diatique, la question de la surpopulation et de son lien de causalit\u00e9 avec la crise \u00e9cologique est une question particuli\u00e8rement sensible pour la sph\u00e8re politique.\u00a0<\/span><\/p>\n<address><span style=\"color: #000000;\">Source :\u00a0Barnab\u00e9 Binctin &#8211; reporterre &#8211;<abbr title=\"2014-03-03T09:08:57Z\">lundi 3 mars 2014<\/abbr><\/span><\/address>\n<address><span style=\"color: #000000;\">Cr\u00e9dit photo :\u00a0http:\/\/www.atelier.net\/<\/span><\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux livres, sortis coup sur coup en ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, relancent le d\u00e9bat autour de la question d\u00e9mographique en prenant appui sur des arguments \u00e9cologiques. \u00ab\u00a0Bient\u00f4t 10 milliards d\u2019humains sur Terre. Combien de temps encore la plan\u00e8te pourra-t-elle fournir l\u2019eau, &hellip; <a href=\"https:\/\/claire-jannot.com\/?p=5282\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[2,47],"tags":[3,4,5,10,11],"class_list":["post-5282","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecologie","category-societe","tag-consommation","tag-ecologie2","tag-environnement","tag-sante","tag-societe-2"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p5jjt5-1nc","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5282","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5282"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5282\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5713,"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5282\/revisions\/5713"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5282"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5282"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/claire-jannot.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5282"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}