{"id":5329,"date":"2014-03-13T10:33:56","date_gmt":"2014-03-13T09:33:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.clairejannot.com\/?p=5329"},"modified":"2014-03-13T10:33:56","modified_gmt":"2014-03-13T09:33:56","slug":"fukushima-trois-ans-apres-le-bilan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/claire-jannot.com\/?p=5329","title":{"rendered":"Fukushima, trois ans apr\u00e8s : le bilan"},"content":{"rendered":"<h2><span style=\"color: #000000;\">Trois ans apr\u00e8s l\u2019accident de Fukushima, o\u00f9 en est-on sur place\u00a0? Comment la d\u00e9contamination avance-t-elle\u00a0? Quels sont les risques qui perdurent sur la centrale\u00a0? Quelles le\u00e7ons tire-t-on en France de la catastrophe\u00a0?\u00a0Reporterre\u00a0fait le point complet.<\/span><\/h2>\n<div>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.clairejannot.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Fukushima.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-5330\" alt=\"Fukushima-www;clairejannot.com\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.clairejannot.com\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/Fukushima.jpg?resize=432%2C266\" width=\"432\" height=\"266\" \/><\/a><strong>Le 11 mars 2011<\/strong>, un s\u00e9isme de magnitude 9 se produit au large des c\u00f4tes nord-est du Japon. C\u2019est <strong>le plus violent tremblement de terre<\/strong> enregistr\u00e9 dans l\u2019histoire du Japon. La centrale nucl\u00e9aire de <strong>Fukushima Daiichi, l\u2019une des vingt-cinq plus grandes centrales au monde<\/strong>, est situ\u00e9e \u00e0 <strong>145 km<\/strong> de l\u2019\u00e9picentre. Sur les six r\u00e9acteurs, seules les trois premi\u00e8res tranches sont alors en service. Automatiquement, les r\u00e9acteurs 1, 2 et 3 se mettent \u00e0 l\u2019arr\u00eat.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Quelques minutes plus tard, un tsunami engendr\u00e9 par le s\u00e9isme ravage les c\u00f4tes orientales d\u2019Honsh\u016b, la plus grande \u00eele de l\u2019archipel japonaise, sur laquelle se trouve Fukushima. Les groupes \u00e9lectrog\u00e8nes de secours <strong>tombent en panne et provoquent la perte totale<\/strong> du syst\u00e8me de refroidissement des r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires. Les crayons des combustibles surchauffent puis fondent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la cuve de confinement\u00a0: c\u2019est la <strong>fusion des c\u0153urs des r\u00e9acteurs, qui perce la cuve et entra\u00eene de multiples rejets radioactifs.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">L\u2019\u00e9tat d\u2019urgence nucl\u00e9aire est d\u00e9clar\u00e9 par le gouvernement japonais, et <strong>plusieurs centaines de milliers de personnes dans un rayon de 30 km sont \u00e9vacu\u00e9es.<\/strong> D\u2019abord class\u00e9 <strong>au niveau 4 puis au niveau 5, l\u2019accident est finalement reclass\u00e9 un mois plus tard au niveau 7<\/strong>, niveau le plus \u00e9lev\u00e9 de l\u2019\u00e9chelle internationale des \u00e9v\u00e9nements nucl\u00e9aires (INES). C\u2019est, <strong>vingt-cinq apr\u00e8s Tchernobyl<\/strong>, la deuxi\u00e8me plus grave catastrophe nucl\u00e9aire de l\u2019histoire.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Alors que le Japon \u00e9tait le <strong>troisi\u00e8me pays producteur d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 nucl\u00e9aire<\/strong> dans le monde avant la catastrophe, sa production est aujourd\u2019hui <strong>nulle<\/strong>. Les 48 autres r\u00e9acteurs qui constituent son parc sont <strong>tous \u00e0 l\u2019arr\u00eat.<\/strong> Sur les 17 demandes d\u2019autorisation de red\u00e9marrage, certaines ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 retoqu\u00e9es et la perspective de voir des centrales japonaises fonctionner de nouveau prochainement reste incertaine.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">En 2014, le Japon continue de vivre au rythme de Fukushima. Si <strong>70\u00a0% de la population se d\u00e9clare toujours hostile au nucl\u00e9aire<\/strong>, Corinne Morel Darleux note toutefois unecertaine r\u00e9signation face au sujet de la transition \u00e9nerg\u00e9tique. Dans un r\u00e9cent article, David Boilley, pr\u00e9sident de l\u2019Association pour le Contr\u00f4le de la Radioactivit\u00e9 dans l\u2019Ouest (ACRO,) qui suit quotidiennement l&rsquo;actualit\u00e9 de Fukushim<a href=\"http:\/\/www.acro.eu.org\/chronoFukushima.html\" target=\"_blank\" rel=\"external\"><span style=\"color: #000000;\">a<\/span><\/a>, relate n\u00e9anmoins qu\u2019\u00ab<strong>\u00a0il ne s\u2019est pas encore pass\u00e9 un jour sans que la presse japonaise ne parle de l\u2019accident nucl\u00e9aire<\/strong> et de ses cons\u00e9quences. Peu de sujets de soci\u00e9t\u00e9 peuvent se targuer d\u2019un tel impact\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Les cons\u00e9quences sont nombreuses. Humainement, <strong>le bilan est difficile \u00e0 \u00e9tablir<\/strong> mais s\u2019alourdit sans aucun doute. Selon David Boilley, <strong>\u00ab\u00a0les derni\u00e8res statistiques sur les cancers de la thyro\u00efde chez les enfants inqui\u00e8tent\u00a0\u00bb<\/strong>. Par ailleurs, d\u2019apr\u00e8s la Croix-Rouge, il y aurait aujourd&rsquo;hui plus de morts\u00a0<strong>li\u00e9s aux conditions d\u2019\u00e9vacuation<\/strong> qu\u2019en cons\u00e9quence directe du tsunami, dans la province de Fukushima. Les alentours restent toujours inhabit\u00e9s dans <strong>un rayon de 20 km<\/strong> &#8211; avec une pointe \u00e0 <strong>45 km vers le nord-ouest<\/strong> suite \u00e0 des taux de contamination plus importants. Les <strong>300 000 r\u00e9fugi\u00e9s<\/strong> que l\u2019on recense encore actuellement, dont pr\u00e8s d\u2019un tiers vit dans des logements pr\u00e9fabriqu\u00e9s, posent la question de la d\u00e9contamination autour de Fukushima.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Outre la gestion sauvage des d\u00e9chets et le non-respect des mesures de s\u00e9curit\u00e9, les <strong>travaux de d\u00e9contamination font face \u00e0 la mainmise de la mafia<\/strong> japonaise. Plus grande structure de crime organis\u00e9 au monde, les <strong>Yakusas<\/strong> profitent du retard pris par les autorit\u00e9s japonaises sur les op\u00e9rations de d\u00e9contamination pour r\u00e9cup\u00e9rer un certain nombre de march\u00e9s. Face \u00e0 la p\u00e9nurie de main d\u2019\u0153uvre, l\u2019agence Reuters a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 il y a quelques jours le syst\u00e8me mis en place par la mafia japonaise pour <strong>recruter au march\u00e9 noir des SDF<\/strong> afin d&rsquo;effectuer les travaux de d\u00e9contamination.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Dans une \u00e9conomie japonaise amorphe et particuli\u00e8rement endett\u00e9e, l\u2019Etat aide <strong>Tepco<a href=\"http:\/\/www.lepetitjournal.com\/tokyo\/accueil\/breves\/176340-fukushima-tepco-affiche-des-benefices-enormes-en-faisant-payer-l-etat-et-les-consommateurs\" target=\"_blank\" rel=\"external\"><span style=\"color: #000000;\">, au bord de la faillite<\/span><\/a>, \u00e0 g\u00e9rer l\u2019indemnisation des victimes, pour un co\u00fbt global\u00a0<a href=\"http:\/\/lenergiedavancer.com\/fukushima-tepco-sollicite-letat-pour-indemniser-les-victimes\/2014\/01\/02\/\" target=\"_blank\" rel=\"external\"><span style=\"color: #000000;\">estim\u00e9 \u00e0 35 milliards d\u2019euros<\/span><\/a>.<\/strong> Si le co\u00fbt global de la gestion d\u2019accident est impossible \u00e0 d\u00e9terminer \u00e0 l\u2019heure actuelle, l\u2019exploitant, qui avait \u00e9t\u00e9 nationalis\u00e9 en juin 2012, est engag\u00e9 dans des op\u00e9rations de tr\u00e8s grande ampleur sur le site m\u00eame de la centrale.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Sur la centrale nucl\u00e9aire de Fukushima Daiichi, les travaux se concentrent\u00a0aujourd\u2019hui\u00a0sur <strong>trois\u00a0probl\u00e9matiques principales.<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">\u25cf L\u2019\u00e9vacuation des\u00a0combustibles\u00a0de la piscine du r\u00e9acteur 4<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Contact\u00e9 par\u00a0Reporterre, <strong>Thierry Charles, directeur adjoint de l\u2019Institut de Radioprotection et de S\u00fbret\u00e9 Nucl\u00e9aire<\/strong>, estime que cela constitue la\u00a0<strong>\u00ab\u00a0priorit\u00e9 des priorit\u00e9s\u00a0\u00bb<\/strong>. Car, dans ce cube en b\u00e9ton de 11 m\u00e8tres de profondeur situ\u00e9 \u00e0 30 m\u00e8tres au-dessus du sol, \u00e0 ciel ouvert, reposent les barres de combustibles d\u00e9charg\u00e9es du c\u0153ur du r\u00e9acteur pour <strong>maintenance \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 2010.<\/strong> C\u2019est dans cette piscine de d\u00e9sactivation que les combustibles sont les plus nombreux et les plus chauds. Or, la <strong>structure est fragile et reste endommag\u00e9e<\/strong> par l\u2019explosion d\u2019hydrog\u00e8ne intervenue quatre jours apr\u00e8s le tsunami. <strong>Si une nouvelle secousse venait \u00e0 se produire, vidant le bassin de d\u00e9sactivation ou pis, le faisant s\u2019\u00e9crouler, la catastrophe serait <span style=\"text-decoration: underline;\">sans pr\u00e9c\u00e9dent dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0.<\/span><\/strong> Les op\u00e9rations de retrait de ce combustible ont commenc\u00e9 le 18 novembre dernier et ont permis de retirer plus de 300 assemblages sur les 1535 officiellement pr\u00e9sents.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">\u25cf La gestion des\u00a0eaux contamin\u00e9es<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Le besoin de refroidissement est quotidien et repr\u00e9sente environ <strong>350 m3 par jour<\/strong> sur les tranches 1,2 et 3. Or, les cuves de ces r\u00e9acteurs \u00e9tant perc\u00e9es, les eaux de refroidissement contamin\u00e9es s\u2019\u00e9coulent dans le reste des enceintes, non \u00e9tanches. On estime qu\u2019il y a pr\u00e8s de 1<strong>00 000 m3 d\u2019eau contamin\u00e9e dans les fonds de b\u00e2timent aujourd\u2019hui, en contact direct avec la nappe phr\u00e9atique sous-jacente.<\/strong> Pour limiter l\u2019impact, environ 400 m3 d\u2019eau contamin\u00e9e sont pomp\u00e9s chaque jour et stock\u00e9s dans des cuves qui en font 1000 m3.\u00a0\u00ab\u00a0On va vite arriver \u00e0 saturation, puisqu\u2019il y a d\u00e9j\u00e0 400 000 m3 stock\u00e9s aujourd\u2019hui sur la centrale. <strong>Ils ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9s de raser les for\u00eats et le bois sur le site pour y entreposer les cuves\u00a0\u00bb<\/strong>, estime <strong>David Boilley.<\/strong> En attendant, la contamination de l\u2019oc\u00e9an continue, via la nappe phr\u00e9atique pollu\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">\u25cf Refroidir les\u00a0c\u0153urs des r\u00e9acteurs<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">A plus long-terme, il s\u2019agit de <strong>refroidir les coeurs<\/strong> des r\u00e9acteurs entr\u00e9s en fusion dans les tranches 1, 2 et 3. L\u2019enjeu est colossal selon Thierry Charles\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Le combustible a fondu et s\u2019est r\u00e9pandu partout dans les cuves, mais on ne sait dans quelles proportions. Mais pour l\u2019heure aucun \u00eatre humain ne peut s\u2019aventurer dans ces zones car les irradiations sont mortelles.<\/strong> Ce sont des op\u00e9rations in\u00e9dites, qui ne pourront \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019avec des <strong>machines robotis\u00e9es<\/strong> qui iront directement rechercher les morceaux de combustibles pour les mettre dans des conteneurs de d\u00e9chets. Cela va prendre beaucoup de temps, car ces techniques n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9es\u00a0\u00bb. Ces op\u00e9rations, qui ne sont <strong>pas pr\u00e9vues avant 2020<\/strong> \u2013<strong> le temps que les combustibles fondus aient \u00e9t\u00e9 refroidi suffisamment \u2013 devraient prendre au minimum trente ans.\u00a0<\/strong>\u00ab\u00a0Le c\u00e9sium perd la moiti\u00e9 de son activit\u00e9 en trente ans\u2026 La fin de ces travaux n\u2019est pas pr\u00e9vue <strong>avant 2050<\/strong>\u00a0\u00bb\u00a0estime Thierry Charles.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\">Quelles le\u00e7ons tirer\u00a0?<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">\u00ab\u00a0Il faudra <strong>dix ans pour tirer tous les enseignements<\/strong> d\u2019une telle catastrophe. Mais il y a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 deux niveaux d\u2019actions essentiels sur lesquels nous avons travaill\u00e9 en France, suite \u00e0 Fukushima. Le premier consiste \u00e0 <strong>prendre en compte des \u00e9v\u00e9nements extr\u00eames<\/strong> qui pourrait aller au-del\u00e0 de ce qui est pr\u00e9vu actuellement. Il faut donc anticiper en <strong>renfor\u00e7ant la s\u00fbret\u00e9<\/strong> avec un nouveau filet de s\u00e9curit\u00e9. Le deuxi\u00e8me aspect concerne la <strong>gestion de crise.<\/strong> Il faut pouvoir mieux r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019urgence, en cas de catastrophe\u00a0\u00bb, explique Thierry Charles.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Apr\u00e8s Fukushima, l\u2019Union europ\u00e9enne a impos\u00e9 des stress test aux 143 r\u00e9acteurs de son territoire. Ils donnent lieu en France \u00e0 des <strong>\u00a0\u00bb \u00e9valuations compl\u00e9mentaires de s\u00fbret\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0.<\/strong> Concernant la pr\u00e9vention, l\u2019IRSN a r\u00e9cemment demand\u00e9 \u00e0 EDF de compl\u00e9ter le dispositif de son\u00a0<strong>\u00ab\u00a0noyau dur\u00a0\u00bb<\/strong>, cet ensemble r\u00e9duit d\u2019\u00e9quipement visant \u00e0 garantir la robustesse des installations et le maintien d&rsquo;un syst\u00e8me de refroidissement. Quant \u00e0 la gestion de crise, le gouvernement a publi\u00e9 en f\u00e9vrier un plan national intitul\u00e9<strong> \u00ab\u00a0Accident nucl\u00e9aire ou radiologique majeur\u00a0\u00bb<\/strong>\u00a0qui vise \u00e0 compl\u00e9ter les syst\u00e8mes existants \u00e0 l\u2019\u00e9chelle locale de PPI (Plans Particuliers d\u2019Intervention).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Une des le\u00e7ons fondamentales de Fukushima r\u00e9side dans cette prise de conscience et ce changement de discours\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Jusque-l\u00e0, on ne consid\u00e9rait pas Tchernobyl comme une catastrophe nucl\u00e9aire, mais comme une catastrophe sovi\u00e9tique. Fukushima a fait entrer l\u2019id\u00e9e de la possibilit\u00e9 d\u2019accident dans le logiciel commun.<\/strong> Cela a \u00e9t\u00e9 un choc pour les autorit\u00e9s, pour qui la <strong>d\u00e9faillance technique<\/strong> n\u2019\u00e9tait pas concevable\u00a0\u00bb, r\u00e9sume <strong>David Boilley<\/strong>.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">En attendant, tout le monde s\u2019accorde sur un point\u00a0: <strong>la catastrophe de Fukushima ne fait que commencer.\u00a0<\/strong>\u00ab\u00a0Depuis trois ans, il y a eu beaucoup de travail de fait, mais il en reste un \u00e9norme \u00e0 faire. On n\u2019en est qu\u2019au d\u00e9but, c\u2019est un travail de b\u00e9n\u00e9dictin qui s\u2019inscrit dans le temps long. Et le plus dur, c\u2019est demain\u00a0\u00bb\u00a0affirme le repr\u00e9sentant de l\u2019IRSN. Denis Baupin le confiait hier \u00e0 Reporterre\u00a0: <strong>Une catastrophe nucl\u00e9aire ne finit jamais.<\/strong> Le probl\u00e8me est l\u00e0, selon David Boilley\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Les autorit\u00e9s nucl\u00e9aires r\u00eavent encore d\u2019une catastrophe r\u00e9versible\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<address><span style=\"color: #000000;\">Source\u00a0:\u00a0Reporterre -Barnab\u00e9 Binctin<\/span><\/address>\n<address><span style=\"color: #000000;\">Cr\u00e9dit photo :\u00a0http:\/\/www.pieuvre.ca<\/span><\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois ans apr\u00e8s l\u2019accident de Fukushima, o\u00f9 en est-on sur place\u00a0? 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