Syké l’hamadryade ou la déesse verdoyante

Dans la mythologie grecque, les hamadryades (en grec ancien Ἁμαδρυάδες / Hamadruádes) ou adryades sont les nymphes des arbres. Elles sont comparables aux dryades, sauf qu’elles sont liées à un seul arbre, et meurent avec lui s’il est abattu.

Ces nymphes sont quelque chose de plus que la personnification de l’arbre dont on prétend qu’elles ne pouvaient jamais s’écarter, si nous en croyons Pindare, qui les montre sacrifiant à Aphrodite dans des grottes  avec les Satyres; et Sénèque, suivant lequel elles quittent leurs verdoyantes demeures pour entendre le chant d’Orphée. 

On a encore imaginé qu’elles mouraient avec l’arbre qui leur servait en quelque sorte d’enveloppe; Hésiode, cité par Plutarque, fixe cependant la durée de leur vie à 933.120 ans. Enfin, comment accorder les récits des poètes romains, entre autres d’Ovide et de Properce, qui semblent placer une Hamadryade dans les rameaux de chaque drys (chêne, ou plutôt arbre en général), avec l’assertion d’Athénée, qui résume tout le peuple de ces nymphes agrestes en une Hamadryas, fille d’Orios, et épouse d’Oxyle, dont elle a huit enfants seulement : Carya (le noyer). Balanos (le palmier), Cranion (le cornouiller), Orea (le hêtre), OEgire (le peuplier), Ptéléa (l’orme), Àmpelos (la vigne), Syké (le figuier).

On doit les regarder comme dues à l’imagination capricieuse des poètes, qui s’embarrassèrent peu de conserver dans les temps postérieurs la pureté des
traditions primitives et surtout la simplicité des premiers mythes. 

J’ai choisi de représenter Syké, en statue monumentale, inspiration Robert Tatin.

http://www.cosmovisions.com/$Hamadryades.htm

Après les croquis préparatoires, le travail démarre avec une maquette en taille réduite pour appréhender les volumes. Le projet final a un peu évolué, elle sera désormais debout et non assise
( sinon elle aurait pesé 500kgs ! ) .
Au vu de la taille estimée finale ( environ 1 mètre) , elle devra être en plusieurs morceaux, avec un système en cabochon de carafe pour assembler les parties entre elles…
Et c’est parti pour le bas de la robe de Syké. Montée en colombins.
Terre : Grès chamotté noir PNRM en granulométrie 0.5 mm.
La partie centrale prend forme
Le dos
La partie basse : le bas de sa robe en socle pour asseoir et consolider l’ensemble
( et pour qu’elle soit la plus grande possible ! )

Le séchage est parfait. A la cuisson !!!
Je démarre la tête…. beaucoup trop tête de mouche ou casque d’aviateur, ou tête de calissons … 🙂
Voilà les deux cuissons ont eu lieu. La couleur est bien définitive ! Le noir profond que je voulais.
On vérifie que le socle ( bas de sa robe ) rentre bien sans problème.
Jusque là tout va bien, il s’agit désormais de s’attaquer à la tête !
Comme le cabochon d’une carafe, la tête de Syké doit s’imbriquer parfaitement à son cou.
Son visage a désormais évolué, il me plaît mieux, il lui faut aussi une couronne !
Une fois terminée, cette partie-là doit sécher également et ensuite partir pour 2 cuissons
en espérant qu’il n’y aura pas de casse

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