Magritte, l’empire des images

Sur les traces de René Magritte à Bruxelles, pour cerner le portrait du plus célèbre et néanmoins mystérieux des surréalistes belges.

Musée Magritte à Bruxelles (2008)

Près d’un demi-siècle après sa mort, les images peintes par Magritte ( 1898-1967 ) demeurent dans notre imaginaire comme des traces incontournables et iconiques du surréalisme en nous. Derrière cette œuvre foisonnante, empreinte d’humour et de mystère, se cache pourtant un homme discret et méconnu, qui a préféré disparaître derrière son costume, sa pipe, son miroir et son chapeau…

Ce sont des tableaux qui ne sont jamais des portes fermées, ce n’est jamais définitif un tableau de Magritte, ça vous entraîne ailleurs. […] Magritte ne nous donne pas des solutions, il nous donne des possibilités d’avancer dans l’énigme.

Donner à entendre la vie et l’œuvre de René Magritte, au gré des événements ayant donné naissance à ses créations, et partir sur les traces de son âme, à mi-chemin entre la Belgique et la France, tel est le projet du musée de Bruxelles.

Suivre la vie de René Magritte, c’est un peu comme suivre la courbe d’un cercle qui partirait de la Belgique, passerait par Paris, puis traverserait le monde entier, et même l’au-delà, avant de revenir se poser à Bruxelles pour l’éternité.

La Maison. C’est par la fin que tout a commencé : la reconnaissance du peintre si longtemps attendue, la douce vie bruxelloise avant de s’éteindre auprès de sa femme Georgette Berger – ce personnage bien réel qui pourtant lui était apparue, fillette, comme dans un songe et ne l’avait plus quittée.

Avant de raconter l’histoire de Magritte, il convient de présenter le personnage : le costume, la pipe et le chapeau, certes, mais aussi un accent bruxellois à couper au couteau, immortalisé par les archives. On y entend l’humour de l’artiste qui s’amuse, en compagnie de la bande des surréalistes bruxellois à monter des canulars. 

Magritte est l’une des figures majeures du surréalisme belge, « l’un des meilleurs du monde » (Bertrand Lorquin). Un peintre subversif, avide d’expériences. L’histoire de son art recoupe celle de la première moitié du XXe siècle européen. Son œuvre est le reflet d’une quête de « tout ce qui se cache de l’autre côté de la toile qui recouvre, tel un papier peint, la réalité d’un au-delà » (Bertrand Lorquin).

Il a dessiné tout ce qu’il y avait autour de lui, il a dessiné le lampadaire, il a peint sa femme, sa cheminée, ses portes, ses fenêtres, toute une dimension s’est introduite dans cette quotidienneté, dans cette proximité banale.

Source : France Culture

Crédit photo : By Guywets – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6526519

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